Un territoire à convaincre

L'implantation de la centrale de Chooz suscite de nombreuses interrogations.
Dans les Ardennes comme ailleurs en France, le nucléaire fait alors l'objet de débats. Questions liées à la sécurité, à l'environnement ou encore à l'évolution du territoire : l'annonce du projet ne laisse personne indifférent.
Avant même le début des travaux, l'État organise une enquête d'utilité publique afin de recueillir l'avis des habitants des communes concernées. Réunions, prises de position et manifestations rythment les échanges. Le projet fait parler de lui bien au-delà de la pointe des Ardennes.
Pendant plusieurs années, des rassemblements d'opposants se tiennent régulièrement aux abords du futur site. Certaines mobilisations réunissent plusieurs milliers de personnes et marquent durablement les mémoires locales.
  • 1980 - Premières manifestations lors de l'enquête d'utilité publique.
  • 1981 - Publication du journal antinucléaire "Point-Chooz".
  • Février 1982 – Vifs affrontements entre manifestants et forces de l'ordre.
  • Juin 1982 - Près de 5.000 personnes participent au plus grand rassemblement antinucléaire organisé à Chooz.
  • Milieu des années 1980 - L'opposition s'essouffle progressivement tandis que le chantier avance.
Cliquez ici pour découvrir un exemplaire du journal antinucléaire « Point-Chooz » !

Une réalité plus nuancée

Le saviez-vous ?
Dès 1981, alors même que les manifestations occupent l'espace médiatique, un sondage indique que 2 Ardennais sur 3 sont favorables au projet.
Les manifestations ont marqué les esprits mais elles ne reflètent pas à elles seules la diversité des opinions qui s'exprimaient alors sur le territoire